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Cannes 2009 de J1 à J12

Cannes 2010, Godard surprésent par son absence, compétition, les critiques de "Chongking blues" et "The Housemaid"



17 - 05
2010
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La nouvelle du jour, c'est Godard! Pour son film présenté à Un Certain regard, il n'a pas dérogé à ses principes, ne fréquentant pas les festivals et pas plus le festival de Cannes, le réalisateur icône sera absent. "Film socialisme" a une seconde particularité de taille : au même moment de sa présentation à Cannes, soit dès le lundi 17 mai, on peut le télécharger en VOD en avant-première sur le site FilmoTV... Une grande première que ce geste politique avec cet accès multimédia à son film, au fond, le militant de "La Chinoise" n'a pas changé... La lettre d'excuse de Godard à Thierry Frémeaux de ne pas être sur la Croisette évoque "des problèmes de type grec... et un PS : "avec le festival, j'irai jusqu'à la mort mais je ne ferai pas un pas de plus".

"Film socialisme", sortie 19 mai 2010
lire la critique du film sur www.cinemaniac.fr...

"Chongking blues" (Wang Xiaoshuai), la critique de Benoit Thevenin en direct de Cannes


"Chongking blues", sortie?

Fer de lance du cinéma d’auteur chinois avec Jia Zhang-ke, Wang Xiaoshuai – habitué des grands festivals internationaux ou il est souvent primé – débarque cette année à Cannes avec "Chongqing Blues". Le film est assez typique d’une certaine idée du cinéma chinois contemporain : relativement lent et dépouillé, un peu plombant aussi, mais quand même intéressant.

Wang Xiaoshuai n’est pas le cinéaste le plus compliqué à appréhender. Ses films sont très narratifs, faciles à suivre et comprendre, et "Chongqing Blues" ne fait pas exception. Souvent, les films du cinéaste brassent des questions plus hautes et larges que ce que le synopsis laisse augurer. Son précédent long-métrage, "Une Famille chinoise" est un mélo flamboyant, impressionnant, qui distille quelques problématiques très graves.

"Chongqing Blues", plus pudique, révèle bien davantage les blessures strictement intimes des personnages sans trop en déborder. Le héros est un père de famille, marin qui a quitté femme et enfant il y a très longtemps et n’est jamais revenu. Il retourne chez lui quatorze ans après et son ex épouse lui révèle la disparition de leur seul fils. Commence alors une quête du fils par le père, pour savoir quel personne il était et ce à quoi ressemblait sa vie, les gens qu’il fréquentait. Le fils est mort, tué par un policier alors qu’il retenait en otage une jeune femme dans la réserve d’un supermarché.

Il est alors d’abord question de la construction par le père de l’image d’un fils perdu dont il ne sait rien. Il recueille des témoignages et découvre peu à peu un lien avec ce fils qu’il ne soupçonnait pas et va le bouleverser davantage. Le film n’est pas pour autant, cette fois de la part du cinéaste, un mélo. Le personnage du père, quasiment de tous les plans, lourdement affecté, n’exprime apparemment aucune émotion. Le père contient toute sa souffrance, ses regrets irréversibles.

L’ambiance n’est donc pas très joyeuse mais Wang Xiaoshuai dessine un beau portrait humain de ses personnages. Le film est délicat, sensible bien que sans doute trop lourdement affecté. La réalisation sobre, sans chichi, coïncide avec l’esprit du film. Ce n’est probablement pas le meilleur film de Wang Xiaoshuai, "Une Famille Chinoise" et "La Dérive" avaient une ampleur et un fond peut-être plus riche encore, mais il s’agit quand même d’un très bon métrage, et qui constitue encore la preuve que Wang Xiaoshuai est un cinéaste qui compte.

 BT/Laterna Magika
 

"The Housemaid" (Im Sang-soo), la critique de Benoit Thevenin en direct de Cannes

  
"The Housemaid", sortie 15 septembre 2010
lire la critique détaillée du film sur www.cinemaniac.fr...

L’idée qu’un remake puisse obtenir la Palme d’Or est assez saugrenue, non? Le nouveau film de Im Sangsoo s’inspire d’un chef d’oeuvre du cinéma coréen (chroniqué ici d’ailleurs), une fable sociale, sombre et cruelle, tout ce à quoi la version nouvelle ne ressemble pas. Im Sangsoo reprend l’idée de départ mais ne poursuit pas la même finalité. Son film est construit différemment, adopte un point de vue quasi inverse, et ne dépoussière en rien le film original. Cette servante là est fragile et jamais manipulatrice ou inquiétante. Le cinéaste passe du conte social à un drame intime, classieux mais ampoulé, qui raconte finalement peu de choses de la société coréene actuelle.

Im Sangsoo, incontestablement, sait filmer. Les images sont toutes très belles, sophistiquées, mais le style est simplement poseur. Le cinéaste distille un faux trouble, un érotisme soft mais ne dérive jamais vers ce qui faisait la substance et l’intensité du film de Kim Ki-young : une confrontation psychologique autrement plus marquante et sombre, qui n’inspirait aucun espoir. Dans le film de Im Sangsoo, c’est tout l’inverse.

On ne va pas se plaindre de ne pas avoir vu le même film, rassurez-vous. Sauf que la réinterprétation de l’histoire par Im Sangsoo ne convainc pas. Le cinéaste reprend quelques élements de l’intrigue originale, qu’il n’explique pas nécessairement d’ailleurs, mais les détourne dans un but différent, quitte à mettre les deux pieds dans le plat du grotesque. Le plus dommageable, c’est cette conclusion étonnante et même ridicule, qui achève de nous convaincre du peu de finesse d’Im Sangsoo, quand bien même son aîné Kim Ki-young n’est déjà pas le cinéaste le plus subtil du monde.

Reste que cette version de "The Housemaid" n’est pas déplaisante à voir. Le rythme narratif est bien tenu et, comme le film de Kim Ki-young n’est pas nécessairement connu de tous, le remake peu surprendre agréablement. Il aura aussi vite fait d’être agaçant, du fait de quelques facilités et grossièretés. Le personnage du mari, au charisme assez nul, est peu présent à l’écran est toujours risible. On a presque affaire à un film de femmes, dans lequel les divers figures féminines s’affrontent de façon plus ou moins mesquine, en tout cas pas innocente.

Au final, Im Sangsoo livre un film qui ne soutient d’aucune manière la comparaison avec son modèle. Le résultat n’est en fait pas mauvais, pas très bon non plus. C’aurait pu être un remake intéressant, plus en phase avec son époque, mais ce n’est en fait qu’un film médiocre de plus, certes brillant dans forme, mais trop souvent grotesque pour le fond.

 BT/Laterna Magika



            
sortie 10 novembre 2010     /    
sortie 14 juillet 2010     /      sortie 24 novembre 2010

lire la critique de "Black heaven"/"L'Autre monde" sur www.cinemaniac.fr...
            

Petit résumé des temps forts de  dimanche 16 et lundi 17 mai...

Deux films en compétition le dimanche, le second film français, "La Princesse de Montpensier" de Bertrand Tavernier dont on apprend en conférence de presse par sa troupe de jeunes acteurs, Gaspard Ulliel, Melanie Thierry et Grégoire Leprince-Ringuet, qu'il tourne vraiment très peu de prises et obtient pourtant ce qu'il veut, ce qui les bluffe. Un film qui a suscité des réactions mitigées, certains sont sortis de la salle au bout d'une heure, d'autres n'ont pas vu le chef-d'oeuvre annoncé... "Un Homme qui crie", film tchadien et seul film africain à Cannes a été très applaudi après la projection. A noter que Grégoire Leprince-Ringuet a monté dimanche deux fois les marches! Pour le film de Tavernier et pour un film hors compétition en séance de minuit "L'Autre monde" ("Black heaven") de Gilles Marchand, thriller virtuel ayant la particularité d'être coproduit en partie par les internautes sur le site www.touscoprod.com. "L'Autre monde" et "Chatroom" d'Hideo Nakata, deux films dans l'univers d'internet qui suscitent des questions lourdes de journalistes sur les "dangers" d'internet... Hideo Nakata a d'ailleurs répondu à une journaliste de TV Festival de Cannes que c'est l'homme qui est dangereux et pas internet!!!

  
Javier Bardem dans "Biutiful", sortie 25 aout 2010     /     "Un Homme qui crie", sortie 22 septembre 2010

Deux films en compétition le lundi, deux réalisateurs ayant pignon sur rue : Alejandro Gonzales Inarritu pour "Biutiful" avec Javier Bardem, le premier film dont Inarritu est aussi le scénariste. "Biutiful", contrairement à "Babel", n'a qu'un seul lieu et un personnage central (Javier Bardem), mais comme l'a dit le réal en conférence de presse, le thème du film est au fond le même que "Babel", tous les protagonistes ayant un lien avec la corruption. Violent, Inarritu défend son film qu'on taxe de déprimant, en parlant de cette société internet sans émotion qui ne veut pas se voir, cette société "botoxée" qui ne veut pas vieillir... Présenté à l'heure chic le soir, "Biutiful" va pourtant déclencher une ovation. Plus tard dans la soirée, Takeshi Kitano monte les marches pour "Outrage", film parodique sanglant se passant dans l'univers des yakuzas avec une scène déjà culte chez le dentiste qui fait grincer des dents...


"Copacabana", sortie 7 juillet 2010
lire ma critique du film sur www.cinemaniac.fr...

Présenté le même jour que "Film, socialisme" de Godard
dans un Un Certain regard, "Carancho" de Pablo Trapero,  déjà en sélection officielle en 2008 pour "Leonera". Arrivée remarquée le dimanche d'Isabelle Huppert et de sa fille Lolita Chammah pour présenter lundi soir hors compétition le film "Copacabana" de Marc Fitoussi à la Semaine de la critique. Il semblerait qu'Huppert y excelle dans un registre qu'elle pratique peu, celui de la comédie. Le film sort en salles le 7 juillet.

 
 

 


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