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CinéManiaCannes 2009



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Cannes 2009 de J1 à J12

Mon Festival Cannes 65 on et off + le palmarès



30 - 05
2012
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PALMARES


jury, président Nanni Moretti
jury UCR, président Tim Roth


Palme d'or
"Amour" de Michael Haneke (sortie 24 octobre)

Grand prix
"Reality" de Matteo Garone (sortie 22 aout)

Prix d'interprétation féminine (remis par Alec Baldwin)
Cosmina Stratan et ... (pour "Au delà des collines" de Cristian Mungiu)

Prix d'interprétation masculine (remis par Gong Li)
Mads Mikkelsen (pour "La Chasse" de Thomas Vintenberg)

Prix de la mise en scène

"Post tenebras lux" de Carlos Reygadas

Prix du scénario

"Au delà des collines" de Cristian Mungiu

prix de jury
"La Part des anges" de Ken Loach

Caméra d'or, président Carlos Dieges
"Les Bêtes du sud sauvage" de Benh Zeitlin (UCR)

Palme d'or du court-métrage, président : JP Dardenne
"Sessis-Be Deng" de L. Rezan Yesilbas



  
Michael Haneke   /   Emmanuelle Riva, Jean-Louis Trintignant



Je tarde un peu pour commenter le palmarès du 65° festival de Cannes et en profiter pour parler du drôle de festival, autant on que off, que j'ai été amenée à vivre lors de cette édition (c'était la 5ème fois que j'y assistais). Si lors des trois premiers festivals de Cannes que j'ai suivis, j'avais en tout et pour tout passé une demi-heure sur le toit d'un hôtel pour recevoir une palme off du meilleur blog (2008) et me précipiter ensuite faire la queue pour l'accès de dernière minute du film suivant, toutes mes journées se passant à courir après une invit pour une projection ou une séance de rattrapage de film et toutes mes nuits à rédiger jusqu'à l'aube, depuis l'année dernière, les regards sur les blogs ayant considérablement évolué, j'avais été invitée à quelques soirées comptées tout en restant le nez sur mon ordi le restant de la quinzaine.


  
Ray Liotta (avant la présentation de "Killing them softly" d'Andrew Dominik, pas du niveau de "Jesse James"!)   /   Joshua Jackson
 
 

  
descente des marches de l'équipe du film "Après la bataille"   /   plage Terrazza Martini

 

Cette année, l'ouverture du festival n'a pas encore eu lieu que je suis déjà sur une plage le mercredi à l'heure du déjeuner au cocktail d'ouverture de la plage de l'hôtel Gray d'Albion, reconvertie en Terrazza Martini pour le festival, un ami me prévient "attention! les plages c'est dangereux, on s'enlise...". Une plage "sur mesure" où je vais retourner tout le long du festival faire des petites haltes très cool, voire déjeuner, où il y a tous les soirs des fêtes, des concerts, etc... Car toutes les plages de la Croisette étant privatisées (Terrazza Martini, la plus cool chic, Majestic 65, la plus sélect, Orange, la plus pro, Villa Schweppes, la plus festive, Quinzaine/Illy, la plus "ciné", plage Chivas, la plus rétro, etc...), il n'y a qu'une unique solution pour y accéder : qu'on vous offre le sésame (un Pass spécifique). A noter que le patio Canal+, lui, situé de l'autre côté du palais sur le port, est encore plus privé que toutes les plages réunies car il n'existe même pas de Pass pour y accéder, il faut y être invité, le charme discret de la privatisation non ostentatoire, en contraste avec la Croisette. Donc, contrairement aux années précédentes, j'additionne un certain nombre de sésames pour la dolce vita des plages, puis, d'un "petit stop" dans la journée, je passe au "petit tour" en soirée, et il n'y qu'un pas pour basculer, même modestement, dans les fêtes... l'ami avait raison, la VIPsation d'un jour c'est bon pour l'ego mais c'est chronophage. La première semaine, c'est la fête Canal+ dans une sorte de chateau au dessus du vieux quartier du Suquet à Cannes. A
l'heure de pointe, on y compte environ 1500 personnes, des buffets copieux qui se remplissent tout seul, du champagne Taittinger, tout ce que la TV compte de stars. Grisant... Cependant, en bonne Pierre(tte) Richard, je trouve le moyen de recevoir un éclat de verre dans le pied, la coquetterie que le sang va tâcher mes belles ballerines en strass Gérard Darel m'interpelle, on m'envoie dans une infirmerie en plein air avec le médecin de garde, très sympa, qui ne peut s'empêcher de remarquer qu'il n'attendait pas un incident de ce genre... Bref! J'en ressort un quart d'heure plus tard avec un bandage sur le pied mais ça n'entame pas mon moral...


    
Sandrine Bonnaire présente "J'enrage de son absence"/ SDC à l'espace Miramar   /  arrivée de Claude Lelouch à la fête Canal+


 
Frédéric Beigbeder à la fête Canal+ / les lieux...


 
Denis Lavant et Kylie Minogue après la projection de "Holy motors" dont la fête du film ensuite aura lieu dans un parking!

La pluie glacée s'invitant dans le festival, je suis HS durant tout le WE (les pharmacies ont dû augmenter leur chiffre d'affaires cette année), j'accumule le retard dans les films. La seconde semaine, je cours sans cesse, je monte les marches, je descends les marches, je remonte les marches et je griffonne des notes. Le petit problème, c'est que les haltes sur les soirées des plages au retour se substituent à la rédaction appliquée la nuit des critiques de films vus. Donc, le festival se termine par un non stop de petits stops nocturnes : la soirée Paulette le mercredi soir sur la plage Chivas, après le doublé "Sur la route" de Walter Salles (total beat generation qui ne plait visiblement qu'à moi...) et "Holy motors" de Leos Carax qui déchaîne l'enthousiasme (mais pas le mien) ;  oui, soudain, il devient indispensable de faire customiser un tote bag Paulette (magazine sixties) avec le nom du blog! Le jeudi soir, dîner du "Cercle" Canal+ Cinéma au patio Canal+. Outre Frédéric Beigbeder (beaucoup plus simple que certains experts ciné patentés...) et ses chroniqueurs, il y a aussi les équipes des émissions cinéma
phares de la chaine, celle de Mouloud Achour et celle de Dominique Besnehard (qui a amené Gérard Jugnot, très sympa). Mais aussi les deux scénaristes/acteurs de "Bref!", la nouvelle miss Météo du Grand Journal qui avoue au bar qu'elle a enfin 21 ans (dur!) et un peu tout ce qui "compte" de critiques ciné. Vendredi, soir, sortant du bavard et glacé "Cosmopolis", une heure d'attente, 400 personnes sur le carreau avec invitations qu'on rapattrie finalement salle Bazin (ouf!), m'étant mis dans la tête que je dois photographier "tout ça" pour le blog, j"opère un triplé vers minuit : fin de la soirée Terrazza Martini où je loupe Nastassja Kinski (venue présenter "Tess", section CinéClassics), soirée de clôture de la Quinzaine des réalisateurs sur la plage du même nom, les invités font la queue avec leurs cartons la nuit sur la Croisette, ahurissant! exit... et je termine par ce qui me touche identitairement : la soirée corse sur la plage Villa Schweppes, je twitte "Forza Corsica!" et je m'écroule...

  
Ouverture UCR salle Debussy avec "Mystery" de Lou Ye   /   Clotilde Courau et Rossy de Palma



  
patio Canal+ la nuit lors du dîner du "Cercle"   /   "Bref!" man
 

Samedi, même topo, après deux projections au Palais des festivals : "Mud" de Jeff Nichols, beau et bien sage (pas du niveau "Take shelter") et "L'Ivresse de l'argent" de Im Sang-soo (pesante variation de son précédent film, "The Housemaid", lui-même remake de "La Servante", film coréen des années 60), séance de 22h pour laquelle j'obtiens à la dernière minute trois invitations! (la baraka du dernier soir, j'en donne deux et je garde l'orchestre, plus confortable...), place à  la soirée Cannes soundtrack** (nouveau prix des musiques des films en compétition décerné cette année au compositeur du film d'Alain Resnais "Vous n'avez encore rien vu")
à la villa Schweppes, grand succès de l'initiative, il y a tellement de monde que le quota de sécurité étant atteint, on fait rentrer les invités au compte-goutte, l'attachée de presse (à qui je SMS un SOS) vient me chercher derrière une grille, ses escarpins du soir emplis de sable à la main, surréaliste... Sur place, le groupe Killtronic (beaucoup de charme, le chanteur) et les Airnadettes. Auparavant, ma consoeur du blog "In The Mood for Cannes", en robe de satin blanc pour la suite, m'a donné rendez-vous à la "Chambre noire", lieu éphémère installé à un étage/terrasse de l'hôtel Marriott, encore un concert, des people qui se prennent en photo avec leurs iPhones... Tous en tenue de soirée obligatoire pour accéder au Palais des festivals aux projections du soir (19h) sauf moi qui n'ait pas eu le temps de me changer depuis un déjeuner Illy/prix du court-métrage de la Quinzaine des réalisateurs** (sur la plage de la Quinzaine des réalisateurs), et suis toujours en sandales de curé et chapeau de paille vissé sur le crâne, des sacs à marché et pharmacie à bout de bras, très chic...

PS. Je ne suis pas allée dans deux des lieux incontournables de la nuit festival de Cannes : la villa des Inrocks (il faut prendre une navette) ni au Baron qui migre d'année en année, désolée...

Le dimanche se passe à faire du rattrapage, je sens bien que "Amour" de Haneke va avoir la Palme d'or, foule à la salle Debussy à 14h, 1000 personnes en silence devant le choc du film qui traite d'un sujet contemporain que la société occulte : la fin de vie d'un des deux éléments d'un couple idéal octogénaire, Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva sublimes, ça pleure autant que la pluie tombe à la sortie... Je sors pour refaire la queue pour le film suivant "La Chasse" de Thomas Vinterberg (il obtiendra le prix d'interprétation masculine), film sur la pédophilie qui en a rebuté plus d'un lors de sa présentation le dimanche précédent. Soudain, un type qui a perdu les pédales se met à frapper des gens "gratuitement" sous leur parapluie dans l'immense file d'attente, je préviens la sécurité et j'abdique... Mais j'y retournerai pour "Reality" de Matteo Garrone, Grand prix, film sur les mirages de la téléréalité, très Fellinien sur la forme et néo-réaliste italien sur le fond (dans un style diamétralement opposé, on pense à "Bellissima" de Visconti).

Je reviendrai très vite sur les critiques des films mentionnés et d'autres comme le film le plus drôle de la compétition, prix du jury, "La part des anges", signé Ken Loach! 
 


Anna Magnani dans "Bellissima" (1951) de Visconti




  
photo Marilyn (expo patio Canal+)   /   Nanni Moretti



    
red carpet   /   Terrazza Martini by night

 
  
Villa Schweppes (à gauche, je prends en photo le tweet que je viens d'envoyer et que le responsable com a validé! la boucle est bouclée...)  
/   "mon" drapeau (à droite)





 
* Sous la présidence de la réalisatrice Julie Bertuccelli, le prix Illy du meilleur court-métrage de la Quinzaine des réalisateurs a été attribué à "The Curse" de Fyzal Boulifa et une mention spéciale du jury à "Os Vivos tambem choram" ("Les Vivants pleurent aussi") de Basil da Cunha.
 
** Le Cannes Soundtrack award, sous la présidence de Tcheky Karyo, a été décerné à Mark Snow pour la musique originale du film "Vous n'avez encore rien vu" d'Alain Resnais
https://twitter.com/cannesoundtrack




Cinémaniac "sur le pont", fête Canal+


 
Cinémaniac avec In the Mood for Cannes à la Chambre noire (Marriott) ; avec Esprit Paillettes, plage Terrazza Martini ; avec Corinne K (agence comCK) on the red carpet


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Commentaires

 Le festival de canne, c'est un évènement auquel j'aimerais assister. Merci pour cet article, les photos sont géniales.

malbaraise 974 - 30.09.12 à 18:25 - # - Répondre -

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