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Cannes 2009 de J1 à J12

Jeudi tendance soporifique en fin de sélection officielle : 2 fois 2h30 "A l'Origine", autoroute, et "Le Ruban blanc", sévices en noir et blanc

J9, jeudi 21 mai 2009



21 - 05
2009
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Deux films de 2h30 en fin de festival, c'est sadique, et le film de Haneke "Le Ruban blanc" l'étant aussi, comment trouver le sommeil même si on en manque cruellement dans ce que d'aucuns tiennent à étiqueter le rêve cannois. A Cannes ce jeudi, on présentait le troisième et dernier film français en compétition "A l'Origine" de Xavier Giannoli avec et sans Depardieu présent à Cannes mais s'occupant de son vin dans les cuisines du Majestic au lieu de monter les marches avec l'équipe du film même s'il n'a qu'un rôle de guest star. La piquette de Gérard, les diamants pas éternels de Chopard, les ambassadrices L'Oréal (discrètes cette année), le gala Sharon Stone de l'Amfar avec Bill Clinton, les actrices porte-marques/manteaux et le cinéma en arrière-plan...

Donc, montée des marches numéro 1 pour "A l'Origine", le premier film de 2h30 de la soirée du réalisateur corse Xavier Giannoli, déjà en compétition en 2006 pour "Si j'était chanteur" avec Depardieu et déjà l'histoire d'une imposture. Afin d'animer le tapis bien clairsemé cette année, après celle des Chtis l'année dernière, on a invité l'équipe de "La Première Etoile" de Lucien Jean-Baptiste, le succès comédie de l'année, qui monte les marches avec Firmine Richard, blond platine, et la filiforme Anne Consigny flottant dans une robe en satin rouge, tout le monde en moon-boots. Anne Parillaud répond au micro en bas du tapis qu'elle est à Cannes sur invitation de Gilles Jacob à monter les marches pour ce film sans "actu" ciné à promouvoir. Ce qui n'est pas le cas d'Emmanuelle Devos qui a deux films en compétition, premier rôle face à François Cluzet dans "A l'Origine", on l'avait déjà vue sur les marches pour le film de Resnais en compétition la veille "Les Herbes folles".  Autre actrice populaire : Hélène de Fougerolles, piquante en fausse collégienne du soir et extension de cheveux en catogan, rien à présenter à Cannes mais bientôt à l'affiche du film "Menteuses". La montée des marches 2 de 22h00 sera à l'échelle du film "Le Ruban blanc" : stricte et austère, je n'ai aperçu que  son réalisateur Michael Haneke et ce que je pense être son épouse (à vérifier).

 

    
Aïssa Maïga


  
Hélène de Fougerolles



"A l'Origine" de Xavier Giannoli


sortie novembre 2009

 
Comme je me suis endormie, je suis sortie de la salle au bout d'une heure, néanmoins, le film semble avoir plu aux festivaliers, surtout ensuite  après la première heure... qui ont ovationné l'acteur principal après la projection... Casting intelligent, histoire d'une imposture, d'un petit escroc (François Cluzet), comme tout le monde pourrait l'être dans de pareilles circonsctances, SDF sorti de prison, qui de combines minables en tentatives de réinsertion, va finir par s'improviser entrepreneur et faire redémarrer le chantier d'une autoroute, une route qui finira par le dépasser et croise notamment celle de la maire du village (Emmanuelle Devos)... Ce film a été écrit à partir d'une histoire vraie, un fait divers lu par Giannoli dans le journal, le type a disparu mais le juge qui a instruit l'affaire a été conseil sur le tournage.

Voir la critique du film sur le blog Laterna Magica...


Emmanuelle Devos (photo Isabelle Vautier)


"Le Ruban blanc" de Michael Haneke

   
sortie 21 octobre 2009


Film très dur, austère, avec quelques scènes insoutenables, c'est surtout en sortant de la salles, plus tard, en y réfléchisssant (si on peut encore avec le manque de sommeil), qu'on comprend pourquoi Haneke a fait ce film. Un film en noir et blanc plein de blanc, la neige, le vide, l'ennui, et de noir, les actes de violence, la veille de la première guerre mondiale, la fabrication de petits monstres qui seront les futurs nazis... Film intellectuel sans la moindre concession au spectateur, si on se laisse prendre aux costumes d'époque, au noir et blanc de l'image, au rythme atone, en se disant qu''Haneke a renoncé à la violence ostentatoire en milieu familial ("La Pianiste"), c'est pour frapper plus fort plus loin. Car ce film raconte la construction psychologique des acteurs  de l'horreur, mine de rien, la naissance de bourreaux encore enfants qu'une éducation d'une rigidité délirante va dérégler et rendre sadiques.

Dans un petit village allemand, punitions, interdictions et châtiments corporels sont la loi familiale ordinaire, les enfants semblent à la fois résignés et terrorisés. Soudain, sur une voix off monocorde un brin soporifique, un narrateur raconte comment des événements étranges surviennent pour troubler l'ordre du village. Un fil  invisible tendu en travers du jardin fait chuter le médecin de cheval, il passe un mois à l'hôpital, une ouvrière meurt après un changement de poste de travail, on incrimine le baron de qui elle était employée comme la presque totalité du village travaillant sous ses ordres. Plus tard, on torture l'enfant handicapé de la sage-femme qui est la terne et laide maîtresse du médecin. Par un hasard qu'il ne remarque qu'à posteriori, le narrateur rencontre un groupe d'enfants du village venu prendre des nouvelles lors des accidents...

La juxtaposition de l'éducation intégriste des enfants du pasteur, par exemple, l'ado dont on attache les mains la nuit pour lui éviter les tentations..., le ruban blanc que le père leur fait porter pour les exhorter à la pureté, les coups de fouet dont on persuade les enfants que les parents en souffriront davantage qu'eux, tout cela en regard des déviances hypocrites, personnage ignoble du médecin qui abuse de sa fille, humilie sa maîtresse comme feu son épouse, tout cela va concocter de la dynamite, la fabrication de monstres conditionnés aux sévices et qui les reproduiront, la future génération nazie.

Le film le plus dur le la sélection et sûrement le plus pervers mais pas gratuitement, au service d'une démonstration conciliant l'individuel et le collectif, la politique, un choc à effet retard. Pas pour tout public, loin s'en faut...



La Plage Orange à J9 :

Pour être tout à fait honnête, je n'y suis pas restée plus d'un quart d'heure, la préoccupation de dégoter des invit ayant pris le dessus, vu seulement Thierry Ardisson, invité du jour du Buzz média Orange.fr/Figaro.fr, le visage aussi marron que celui de Séguéla, l'homme à la réussite évaluée en Rolex. Ardisson l'animateur, féru de cinéma américain, est devenu A le producteur, spécialiste du pitch (argument du film en quelques mots) dont il faisait grand usage dans ses émissions, il semble en avoir fait le concept de ses productions cinéma. J'aurais préféré voir le charismatique Vincent Cassel, crâne et sourcis rasés, casquette, passé la veille à la Plage Orange mais que j'ai loupé, à l'affiche du film brésilien "A Deriva" d'Heitor Dalhia, une histoire romantique nostalgique se passant à Buzios, plage à trois heures de route de Rio de Janeiro, rendue célèbre par Bardot dans les années 60 (il existe une statue d'elle là-bas et une promenade portant son nom) présenté ce jeudi soir à Un Certain regard que je verrai à Paris en séance de rattrapage la semaine prochaine.
Lire ma critique du film "A Deriva"...




Cannes chez soi...

Comme je suis invitée par Orange à suivre le 62° festival de Cannes (
voir mon billet précédent...), outre mon billet de la Plage Orange entre J1 et J12, je donnerai tous les jours une idée de programme qui me plait sur Orange Cinéma Séries spécial Cannes du lendemain...


Vendredi 22 mai à 22h40 sur Orange cinégéants, à ne pas louper,  "Un Condamné à mort s'est échappé" (1956) de Robert Bresson, attention
chef d'oeuvre!!! qu'on trouve difficilement en DVD.





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A l'origine

Effectivement "A l'origine" est un bon film, même s'il y a quelques longueurs dans le début qui m'ont un peu fait piquer du nez. Mais quasiment tous les films étaient trop longs cette année à Cannes (il faudrait limiter à 2h maxi). A ce que j'ai entendu, Depardieu devait monter les marches mais était trop "imbibé" d'alcool pour le faire après avoir fait goûter (et goûté lui-même) son vin toute l'après-midi sur le bateau d'Arte !!!

Isabelle Vautier - 25.05.09 à 21:00 - # - Répondre -

Re: A l'origine

Bonjour! Je crois que j'irai le revoir car j'étais HS pendant cette projection et il semble que le film ait mis le temps que je suis restée à démarrer! En tout cas Giannoli sur la plage O était très bien et en plus c'est un compatriote... mais j'ai vraiment préféré dès la première image "Un Prophète", le film parfait... C'est dommage qu'on ait pas eu l'occasion de se voir + mais Cannes cette année a été éprouvant... PS. Vu tes photos d'Adjani descendant l'escalier, trop top, tu es la meilleure!

vierasouto - 26.05.09 à 09:16 - # - Répondre -

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