Blog CinéManiaC spécial Festival de Cannes

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61° Festival de Cannes

 
   
en direct de Cannes...
14 - 25 mai 2008
www.cinemaniacannes.fr

Le blog fait partie de la sélection la boite à blogs sur le site www.lemonde.fr...
Le Blog sélectionné deux fois Blog du jour sur le site L'Oréal Cannes...
Le Blog  Palme off du meilleur blog de Cannes 2008...
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CinemaniaC

Critiques de films

Cannes 2008

Cannes 2007

Photos de stars, Cannes 2008...




 
 


 

Aperçu en 4 films de la Semaine de la crititique 2008

La reprise de la Semaine de la critique à la cinémathèque française est terminée. Hormis le délicieux premier film français "Les Grandes personnes" avec Jean-Pierre Darroussin, ce que j'en ai vu, soit quatre films, était plutôt entre gris foncé et gris très foncé...


photo Rezo films
La jeunesse de la nouvelle middle class russe n'a rien à envier à celle des campus américains, trois ados vont en faire l'expérience à l'occasion de la fête de l'école : "Ils mourront tous sauf moi" de Valeria Gaïa Guermanika, lire la suite...


photo Niko films
Une jeune femme allemande, apparemment heureuse en couple, donne naissance à un enfant qu'elle ne supporte pas,drame sec sur la dépression post-natale et l'instinct maternel : "L'Etranger en moi" d'Emily Atef, lire la suite...


photo Acrobates films
Un chemin de croix dans l'Argentine exangue d'aujourd'hui, tandis que le fils aîné exilé demande à son père de lui envoyer de l'argent, son frère, junkie christique, convoite cet argent pour acheter un stock de drogue à revendre : "La Sangra brota" de Pablo Fendrik, lire la suite...


photo Memento films
Un bibliothécaire poussiéreux emmène sa fille en vacances en Suède, le nez vissé dans ses guides touristiques, quand un événement imprévu va les obliger à partager leur maison de vacances avec deux femmes inconnues. Subtile comédie de moeurs : "Les Grandes personnes" d'Anna Sauvion, lire la suite...


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"Afterschool" : étudiants surprotégés, surexposés...

"Afterschool" d'Antonio Campos / USA

 
On pourrait résumer le film ainsi : les soeurs Lisbon chez Gus Van Sant. Car ce film fait immédiatement penser à "Elephant". Ce serait plutôt, dans un premier temps, un peu l'antichambre d'"Elephant", les supposées pensées adolescentes avant la tuerie de Colombine, celles qu'on imagine logiquement issues de leurs activités virtuelles et relationnelles dont le moins qu'on puisse dire est que leur intérêt échappe aux adultes: vidéos violentes, marrantes ou pornos qui "font vrai" sur internet, comme ce chat jouant du piano, cette bagarre dans un collège filmée sur un téléphone mobile, ou ce type qu'on ne voit pas mais qu'on entend en train d'humilier une prostituée occasionnelle, sans compter le deal ordinaire de drogues, l'absence de communication et de solidarité, un monde impitoyable... Les soeurs Lisbon de "Virgin suicides" sont ici remplacées par deux soeurs presque jumelles, les blondes soeurs Talbert, les plus belles filles de l'école, que le personnage principal, Robert, va filmer en train de mourir, parce qu'obligé de s'inscrire à une activité extra-scolaire, il a choisi l'atelier vidéo pour suivre la jolie Amy.


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"Versailles" : cinéma comportemental, suite...

Dernier round de la semaine de reprise parisienne de la section Un certain regard au cinéma Reflet Médicis avec trois films aussi lugubres que différents : "Wendy et Lucy" de Kelly Reichardt, "Versailles" de Pierre Schoeller et "Afterschool" d'Antonio Campos... Une jeune femme est arrêtée pour vol dans un supermarché, à la sortie du commissariat, elle ne retrouve pas son seul compagnon : Lucy, son chien... ("Wendy et Lucy"). Une jeune femme et son petit garçon de cinq ans vivent dans la rue, hébergés à Versailles pour une nuit, elle rencontre un homme blessé vivant dans une cabane et lui abandonne son enfant... ("Versailles"). Dans un campus américain, les vidéos sur internet et les deals de drogue ont remplacé le sport et l'amitié de l'imagerie des années 60 quand les deux plus belles élèves du collège meurent d'une overdose dans le bras d'un ado... ("Afterschool")

"Versailles" de Pierre Schoeller
(sortie en salles le 13 aout 2008)


Dans le Paris d'aujourd'hui, une jeune femme et son enfant de cinq ans dorment dans la rue, trouvant quelquefois abris dans des centres d'hébergement d'urgence. Un soir, le Samu social les amène à Versailles. Le petit Enzo n'en bougera plus... Car Nina rencontre dans la forêt un homme des bois qui vit, retiré du monde, dans une cabane, un ancien toxicomane comme elle : Damien, ronchon, colérique mais grand coeur. Quand Nina disparaît au matin, Damien s'occupera du petit Enzo qu'il finira même par adopter.

Mais les choses ne sont pas si simples, si Damien se décide à reconnaître Enzo comme son fils, c'est pour amadouer son père et sa nouvelle belle-mère, les convaincre de les accueillir durablement, ces derniers exigeant que le petit aille à l'école. Pourtant Enzo regrette la cabane, celle bulle d'intimité avec Damien qui lui servait à la fois de père et de mère et partageait tout avec lui, c'est à dire le peu qu'il possédait... Mais Damien hospitalisé, il a fallu renoncer à vivre dans la cabane... La sécurité de l'hébergement chez le père de Damien, soit le retour à la société civilisée, a un prix : la fin de la complicité entre Damien et Enzo noyés à présent dans les rituels de la maison paternelle, les lois sociales, etc...


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"Johnny mad dog" : film en transe...

Prix de l'espoir "Un Certain regard" à Cannes pour ce film désespéré, il pourrait bien devenir culte dès sa sortie...

 "Johnny mad dog" de Jean-Stéphane Sauvaire / France
(sortie en salles le 5 novembre 2008)


 
Quand ils arrivent en ville... C'est un peu l'esprit de ce film, chorégraphié comme un ballet ou une comédie musicale, fut-elle tragique, mettant en scène une bande d'enfants et ados soldats qui font la guerre comme on joue à des jeux vidéo, une bande de rebelles ultra-violents, sanguinaires mais braves et totalement inconscients de la réalité, nourris au cinéma américain, déguisés héros de films US, la radio en bandoulière, avec leurs surnoms de BD : Johnny Mad dog, No Good advice, Butterfly, obéissant au colonnel Never die qui les manipule. Avec la drogue aussi pour se sentir invincibles et le lavage des cerveaux "le seul moment de repos, c'est la mort!"

photo TFM distribution



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"Tony Manero" : Travolta et Pinochet, le cinéma chilien cousin d'un certain cinéma argentin

Séances de rattrapage pour les films de la Quinzaine des réalisateurs au cinéma des cinéastes à Paris jusqu'à demain mardi 3 juin au soir... Contrairement à la reprise de la section Un certain regard au cinéma Reflet Médicis, aucun Pass cinéma ou Cannes n'est accepté... Comme il s'agit d'une opération du Forum des images qui est toujours "hors les murs", les films ne passent qu'une fois, c'est déjà ça...

 


"Tony Manero" de Pablo Larrain / Chili et Brésil

Contrairement aux photos qu'on peut trouver sur le film qui montrent le personnage principal déguisé en John Travolta dans "La Fièvre du samedi soir", images qu'on voit somme toute assez rarement pendant le film et peu mises en valeurs, "Tony Manero" est un film gris et terne, dépressif et crade, pavé de mauvais sentiments et dépourvu du moindre humour.


photo Sophie Dulac distribution

Dans le Chili de Pinochet, Raul n'a qu'une obsession  : John Travolta, indifférent aux autres, tous ses actes ont quelque chose à voir avec son idole et son ambition : devenir le sosie de Tony Manero dans "La Fièvre du samedi soir". Ainsi, dès de début du film, allant prêter main forte à une vieille dame qui vient de se faire agresser dans la rue, elle le reçoit chez elle. Mais la bonne action tourne au crime car la pauvre dame a le malheur de posséder une télé couleur (et aussi de s'extasier que Pinochet a les yeux bleus), Raul l'assomme et vole la télévision pour l'échanger contre des dalles de parquets en verre pour faire son show... Plus tard, le cinéma a changé la programmation, au lieu de "La Fièvre du samedi soir", on passe "Grease", pourtant aussi avec Travolta, Raul tue alors le projectionniste... Et ainsi de suite...



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"O'Horten" : la retraite norvégienne et "Le Sel de la mer", premier film palestinien

"O'Horten" de Bent Hamer / Norvège
(sortie en salles le 18 juin 2008)


 
Odd Horten, conducteur de train modèle, est sur le point de prendre sa retraite au bout de quarante ans de bons et loyaux services après avoir effectué sa dernière mission. Par un malheureux concours de circonstances, pour la première et la dernière fois de sa carrière, Odd Horten va arriver en retard... Explication : la veille, on a fêté son départ à la retraite lors d'un dîner où il a reçu un train d'argent, puis, tous les collègues on imité le train en final (scène très drôle). Ensuite, des collègues ont convaincu Odd Horten de leur emboiter le pas prendre un dernier verre chez l'un d'entre eux sauf que le retardataire Horten n'a pas jamais réussi à faire fonctionner la porte d'entrée et s'est retrouvé dans la chambre d'enfant d'un appartement voisin en escaladant l'escalier de secours. L'enfant ayant supplié qu'il le regarde s'endormir, Odd Horten en a fait autant est s'est réveillé au matin, ayant raté l'heure de départ de son train... Le projet d'Odd Horten était pourtant de revenir de ce dernier aller simple en avion, il l'avait confié à une dame de son âge encore jolie, la blonde patronne de l'hôtel où il avait l'habitude de faire halte pendant le travail.  Lire la suite sur www.cinemaniac.fr...


photo Ocean films


"Le sel de la mer" d'Annemarie Jacir / Palestine


Soraya, qui est née à Brooklyn et possède un passeport américain, arrive pour la première fois sur sa terre natale, la Palestine, avec le projet de s'y installer et de récupérer le compte en banque de son grand-père. Dès l'aéroport, les contrôles pleuvent... La première partie du film est très fluide, la jeune fille a l'espoir de s'intégrer, de trouver du travail, la seconde partie est une errance. Avec Emad, un jeune homme palestinien rencontré par hasard, qui lui ne rêve que de s'exiler au Canada, Soraya va transgresser la loi pour récupérer son bien.

Un premier film très maîtrisé, ouvertement militant, dénonçant les contrôles et les brimades d'Israël sur les palestiniens à qui on a confisqué leurs terres, telle Jaffa "la fiancée de la mer" dont Soraya est originaire. Un point de vue intéressant qu'on entend rarement, sur fond d'une histoire d'amour pudique et d'une quête identitaire, mais un point de vue unilatéral qui mériterait un contrepoint.



photo Pyramide films

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"Hunger" de Steve Mac Queen caméra d'or : un premier film qui en vaut dix et "Parking", film taïwanais

Comme chaque année, le cinéma Reflet Médicis à Paris accueille pendant une semaine la reprise intégrale de la section Un Certain regard à raison de 5 films par jour... Comme le cinéma des cinéastes fait la même chose pour la Quinzaine des réalisateurs aux mêmes dates, du 28 mai au 3 juin, que choisir? Pour ma part, je suis allée hier voir "Parking" de Mong-Hong Chung et "Hunger" de Steve Mac Queen.

"Hunger" de Steve Mac Queen / Royaume Uni
 (sortie en salles 19 novembre 2008)



Présenté en ouverture de la section Un certain regard, ce premier film de Steve Mac Queen (homonyme de l'acteur)), vient d'obtenir la caméra d'or à Cannes la semaine dernière. D'une violence inouie, parfois insoutenable, le film raconte la grève de la faim de Bobby Sands, combattant de l'IRA, incarcéré à la prison de Maze en Irlande du nord en 1981.


Photo MK2

Dans la première partie du film, sont décrites les conditions effroyables de détention des prisonniers politiques qui ont entamé le mouvement de protestation "Blanquet and no-wash protest" ("couvertures et absence d'hygiène") pour réclamer un statut politique que le gouvernement leur refuse. Ce refus de se laver et de se vêtir les fait vivre un enfer dans des cellules crasseuses avec leurs gardiens qui les rossent. Comme ils refusent de porter l'uniforme, tel le jeune Davey Gilley qui arrive au début du film et qu'on envoie illico partager la cellule d'un homme des cavernes nommé Gerry Campbell, les prisonniers, figures christiques, sont enveloppés nus dans des couvertures, les murs des cellules tapissées d'excréments et dormant sur le sol où s'écoulent les urines. Lire la suite sur www.cinemaniac.fr...

"Parking" ("Ting Che") de Mong-Hong Chung / Taïwan


photo Cream Film production

 
Dans le style de "After hours" de Scorsese, Chen Mo, un jeune homme va passer une nuit dans Tapei avec sa voiture bloquée, ce qui l'empêche d'aller retrouver son épouse pour dîner avec qui il aimerait bien recoller les morceaux. En revanche, Chen Mo va, en allant frapper aux portes des immeubles du quartier pour chercher le propriétaire de la voiture qui bloque la sienne, va vivre des aventures extraordinaires, plus violentes et dangereuses qu'agréables. Ainsi, il va prendre la place du  fils disparu d'une famille qui élève sa petite fille orpheline, être sauvé par le patron d'un salon de coiffure qui est un ancien truand, se confronter avec le mac d'une prostituée chinoise qui veut s'enfuir ou rencontrer un ancien tailleur poursuivi par la maffia.

Les situations sont pourtant traitées de façon très réaliste, le chagrin de la grand-mère dont le fils a été exécuté, les mauvais traitements que supporte la prostituée de la part de ses clients et de son proxénéte, après son licensiement de l'usine en Chine continentale qui l'a conduite à Taïwan, la main coupée du coiffeur, "souvenir" de la maffia, les locaux sinistres à la limite du crasseux, tout cela ne prête pas à rire. Mais le récit évolue et s'imprègne peu à peu d'humour ou d'éléments cocasses de la vie quotidienne : la fourrière débordée parce que c'est un dimanche de fête des mères, le taxi qui refuse de changer de chemin, les toilettes du coiffeur où on fait barboter une tête de poisson pour la soupe, etc... Démarrant pour une bonne partie du film sur un ton réaliste dramatique, le film se transforme progressivement en intégrant des pans de comédie dans des situations de plus en plus loufoques, pour finir de manière nettement plus cool qu'il avait commencé : défaut ou qualité que ce virage à la mi-temps, pour ne pas dire ce changement de style? 




 

 

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Sage palmarès européen du 61° festival de Cannes

J12, dimanche 25 mai 2008


Le palmarès du rebelle président du jury Sean Penn est bien sage, presque conventionnel. On pensait au superbe film choc "Waltz with Bachir" d'Ari Folman pour la palme d'or ou autre prix, il n'a étrangement rien obtenu, déception. En revanche, le retour de deux films italiens en compétition officielle a donné deux prix : Prix du jury pour "Il Divo" de Paolo Sorrentino et Grand prix pour "Gomorra" de Matteo Garrone, deux films politiques, le premier, biopic excentrique sur Giulio Andreotti, nonagénaire sept fois président du conseil en Italie, le second, film éclaté d'un réalisme gris et lugubre sur les traffics maffieux dans la région de Naples. Avec le prix du scénario pour "Le Silence de Lorna" des frères Dardenne, déjà palmés d'or deux fois, pas de révolution au palais... Au film de Nuri Bilge Ceylan "Les Trois singes", le prix de la mise en scène : ce film mérite largement sa place au palmarès car cette histoire terrible d'un homme politique qui paye son chauffeur pour aller en prison à sa place et détruit par ricochet le reste de sa famille allie beauté des images et force de l'histoire (contrairement au film précédent "Les Climats" qui privilégiait la forme, fut-elle superbe).


"Entre les murs", photo Haut et court, sortie en salles le 15 octobre 2008

Enfin, la palme d'or tombe sur l'avant-dernier film en compétition présenté le samedi et aussi le dernier film de la sélection française ajouté in extremis : "Entre les murs" de Laurent Cantet. On n'a pas fini d'entendre que ça ne "nous" était pas arrivé depuis Maurice Pialat il y a 21 ans avec "Sous le soleil de Satan"... J'ai vu le film ce soir en séance de rattrapage salle du 60° anniversaire à 21h15, contrairement à mes craintes, la salle n'était pas pleine malgré l'annonce de la palme d'or deux heures plus tôt... On se demande comment un public non francophone (et pour commencer, une bonne partie du jury), qui ne comprend évidemment pas le verlan et le langage des quartiers français dits sensibles a pu saisir les nuances des piquants dialogues, des échanges cocasses et fusionnels entre un prof et ses élèves d'un collège du 20° arrondissement de Paris (en anglais le titre est "The Class"). Le film est infiniment sympathique et touchant, l'interprétation nickel mais question mise en scène et cinéma novateur, on repassera. De toute façon, l'humeur était au documentaire : on pourrait résumer le palmarès en disant qu'on attendait un documentaire d'animation qui a l'air d'une fiction ("Waltz with Bachir") et qu'on a eu au final une fiction qui ressemble à s'y méprendre  à un documentaire ("Entre les murs").

Pour compléter le tableau, deux prix spéciaux créés par le jury  : Catherine Deneuve et Clint Eastwood, deux prix aux allures de politesse déférente pour les aînés et le prix d'interprétation masculine à Benicio Del Toro pour "Che", difficile de faire plus convenu. Le prix d'interprétation féminine est allé à Sandra Corveloni pour le film de Walter Salles "Linha de passe".
On avait pourtant aperçu ce soir dans la salle le bouleversant fakir du film singapourien "My Magic" d'Eric Khoo et l'épouse du réalisateur argentin Pablo Trappero, actrice principale de "Leonera" qui avait ému plus d'un festivalier...

Palme d'or : "Entre les murs" de Laurent Cantet

Grand Prix : "Gomorra" de Matteo Garrone

Prix de la mise en scène : "Les Trois singes" de Nuri Bilge Ceylan

Prix du jury : "Il Divo" de Paolo Sorrentino

Prix du scénario : "Le Silence de Lorna" des frères Dardenne

Prix d'interprétation masculine : Benicio del Toro ("Che" de Steven Soderbergh)

Prix d'interprétation féminine : Sandra Corveloni ("Linha de passe" de Walter Salles)

Caméra d'or : "Hunger" de Steve Mac Queen ("Un Certain regard")


Pendant que le jury délibérait dans une villa sur les hauteurs de Cannes, les festivaliers ont passé leur journée en séance de rattrapage, tous les films de la compétition étant projetés aujourd'hui depuis 9h du matin à 23h simultanément dans plusieurs salles, mais, bien entendu, il fallait faire des choix... J'ai démarré sur "L'Echange" de Clint Eastwood, assez décevant, on se demande si Eastwood ne fait pas trop de films trop vite et Angelina Jolie est vraiment mono-expressive avec ce chapeau rond vissé sur le crâne, puis, j'ai enchaîné avec "Les Trois singes" de Nuri Bilge" Ceylan, un réalisateur décidémment plus doué que les autres, ensuite, "Gomorra" de Matteo Garrone, polar gris béton maffieux assez difficile à suivre, et en clôture "Entre les murs" (vu plus haut) pour ma dernière séance à Cannes.


Je complèterai ces billets du festival de Cannes de retour à Paris et j'irai faire, comme l'année dernière, un tour dans la reprise des sections parallèles à Paris, Un Certain regard (au Reflet Médicis) et La Quinzaine des réalisateurs (au Cinéma des cinéastes) du 28 mai au 3 juin, La Semaine de la critique(à la cinémathèque française) du 5 au 8 juin 2008...

 
Palmarès Un Certain regard

Prix Un Certain Regard / Fondation Gan pour le Cinéma
"Tulpan" de Sergey Dvortsevoy


Coup de Coeur du Jury 
"Wolke 9" de Andreas Dresen
 

Prix de l'espoir
"Johnny mad dog" de Stephane Sauvaire
 

Prix du KO
"Tyson" de James Toback

Prix du Jury 
"Tokyo sonata" de Kiyoshi Kurosawa


 

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"The Good, the bad, the weird", un western asiatique jubilatoire ferme les marches

J11, samedi 24 mai 2008



1 heure du matin... l'équipe du film "The good, the bad, the weird" redescend les marches, photo www.cinemaniac.fr


"The Good, the bad, the weird" de Kim Jee-woon /Corée du sud / hors compétition

Dernière séance samedi à 22h30 avec un film coréen hors compétition "The Good, the bad, the weird" de Kim Jee-woon en hommage à Sergio Leone : un western jubilatoire qui a ravi le festival : comme a dit Thierry Frémeaux monté sur la scène avant la projection "vive le cinéma coréen!" Un film qui possède un rythme d'enfer avec des scènes quasi-parkisoniennes, des gunfights à répétition transposés dans le décor du western et une BO hyperludique. Un film désopilant où on alterne rire et sourire pendant deux heures : les trois anti-héros sont fameux : le bon, la brute, le cinglé et, cerise sur le gâteau, l'acteur qui interprète the bad (la brute) est trop beau... 


photo ARP

Auparavant, Wim Wenders a présenté à 19h30 "Palermo shooting", le dernier film en compétition. Montée des marches de Wenders accompagné de Dennis Hopper et Milla Jovovich.


Wim Wenders et Dennis Hopper, photo téléfestival

Demain dimanche, tandis que le jury délibère, on repasse les films en compétition en séance de rattrappage, deux ou trois toutes les deux heures, on pourra donc compléter son programme à condition que l'affluence soit plus raisonnable que depuis dix jours... 
 

Sans me lancer des pronostics à J-1, quelques pistes de Palmaresables, à mon avis... Parmi les films que j'ai vus, voilà mes favoris...

mon film préféré : "Waltz with Bachir" d'Ari Folman

mon actrice pour le Prix d'interprétation féminine : "Leonora" de Pablo Trapero

mon acteur pour le Prix d'interprétation masculine : "My Magic d'Eric Khoo

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